Sandrine Kiberlain : "Être actrice, c'est un peu mettre les pieds sous la table"

Sandrine Kiberlain : "Être actrice, c'est un peu mettre les pieds sous la table"©Sandrine Thesillat / Panoramic -Sandrine Kiberlain, au photocall de "Une jeune fille qui va bien" lors du 74ème Festival International du Film de Cannes, le 8 juillet 2021., BestImage

, publié le 9 juillet

Présente à Cannes, Sandrine Kiberlain présentait le 8 juillet 2021 son premier film en tant que réalisatrice, "Une jeune fille qui va bien" dans le cadre de la Semaine de la critique. À cette occasion, l'actrice a accordé une interview à Sud Ouest dans laquelle elle s'est confiée sur son expérience derrière la caméra.

Habituellement devant la caméra, Sandrine Kiberlain vient de signer son premier long-métrage "Une jeune fille qui va bien", présenté jeudi dernier à la Semaine de la critique. Ce film, qui conte l'histoire d'Irène, une jeune juive qui essaye de suivre ses rêves de théâtre durant l'Occupation, n'est pourtant pas tout à fait la première expérience de réalisation pour l'actrice. En effet, elle avait déjà signé un court-métrage en 2016, "Bonne figure", dans lequel figurait sa fille, Suzanne Lindon, elle aussi devenue récemment réalisatrice.

Un film très personnel

Malgré cette expérience préalable, Sandrine Kiberlain avoue avoir été surprise par la masse de travail exigée par ce nouveau poste : "Aujourd'hui, je me dis qu'être actrice, c'est un peu mettre les pieds sur la table", confie avec humour celle qui a également écrit le scénario du film. Disant avoir été inspirée par le travail de Thomas Vinterberg et de Valeria Bruni-Tedeschi, la comédienne confie avoir livré beaucoup d'elle-même dans son oeuvre : "On a rarement l'occasion de regarder ses films, je l'ai vu hier en projection à Cannes et j'ai été étonnée par tout ce qu'il y a de moi ! Mes grands-parents sont juifs polonais : le film renvoie évidemment à un héritage familial. Et Irène, c'est beaucoup la jeune fille que j'étais. (...) Avec le théâtre, j'ai eu l'impression d'exister. Je me suis sentie libre."